Accident du travail & Faute inexcusable: réparation des préjudices étendue

Dernière mise à jour : 21 mars 2018

Cass. 2e civ., 4 avr. 2012, pourvoi n° 11-14.311

Conseil constitutionnel no 2010-8 QPC du 18 juin 2010


Accident du travail : réparation forfaitaire mais automatique (sans avoir à prouver la faute de l'employeur)

  • Réparation des dommages corporels (prestations en nature),

  • IJSS en cas d'arrêt de travail

  • Rente en cas d'incapacité permanente (en cas de diminution de la capacité de travail après consolidation des blessures)


Faute inexcusable : réparation complémentaire en prouvant la faute inexcusable de l'employeur


À l'origine : faute inexcusable = indemnisation des seuls préjudices fixés par la liste limitative de l'article L. 452-3 du Code de la sécurité sociale


Réparation :

  • du préjudice souffrances physiques et morales

  • du préjudice esthétique

  • du préjudice d'agrément

  • du préjudice résultant de la perte ou de la diminution de ses possibilités de promotion professionnelle

Majoration de la rente + si incapacité permanente = 100%, indemnité forfaitaire égale au salaire minimal légal

Réparation du préjudice moral pour les ayants droit en cas d'accident suivi de mort


Le préjudice sexuel, pour être indemnisé, devait être rattaché au préjudice d'agrément (Cass. 2e civ., 8 avr. 2010, n° 09-14.047)


Désormais : faute inexcusable = indemnisation des préjudices fixés par la liste de l'article L. 452-3 mais également des autres préjudices (la liste de l'article L. 452-3 n'est plus limitative)


Il semble qu'il ne faille pas y voir un droit à réparation intégrale pour les victimes : les préjudices déjà couverts par le livre V, même forfaitairement (par exemple, le déficit fonctionnel permanent indemnisé par l'octroi d'une rente), ne peu